Nessy et la mission de Keridwen

Cette histoire compliquée provient de textes tracés sur des écorces de bouleau trouvées dans un curragh abandonné sur une île perdue. Ils aurait été écrits par un loup du nom de Bleiz. Voici dans un ordre supposé chronologique ces aventures merveilleuses.

09 janvier 2006

Abandonnée ?

      

Ses pas le menèrent devant une grande demeure abandonnée. Un jardinet repoussait l’escalier d’entrée à quelques mètres de la rue. Deux glycines, l’une blanche, l’autre bleue entremêlaient leurs branches au sommet du muret qui séparait la rue de ce petit jardin envahi d’herbes folles. John poussa la grille du jardin sans réfléchir, il en aurait été peu capable à cette heure de toute façon. Il s’avança vers l’escalier, enjambant les graminées et les fougères, écrasant les orties de ses lourds bottillons et griffant son jean aux ronces revêches.

gdedemeure3

Il dut repousser du pied tout un monceau de déchets en tout genre qui barraient les marches : débris de jardinières, vitrages de fenêtres brisées, morceaux de volets en bois détruits par le vent et l’abandon. Le tout encrassé de sachets plastiques, de boîtes de conserves rouillées, de papiers gras envolés, ligotés entre eux par de multiples nœuds de ronces, de lierre et de liserons.

fenetre

Il parvint au haut des marches sous un porche au plafond décoré d’une mosaïque de style art déco, noire et or, notée d’une inscription en cercle qu’il ne put déchiffrer. Un deux en chiffre dit « arabe » se situait au centre. Il abaissa le regard, peu enclin à se creuser le crâne pour cette énigme. La porte de l’hôtel était condamnée par un cadenas pris dans une chaîne, laquelle était passée dans la grille du judas et dans un anneau fixé au mur par du ciment de récente facture. John resta perplexe quelques instants. Allait-il renoncer à sa visite frauduleuse ?

Il entendit des passants rire un peu plus loin. Un chat noir sauta sur le muret d’entrée entre les grappes de fleurs de glycine puis d’un bond dans le jardin et s’enfuit vers quelque cachette.

chat

John regarda à nouveau le cadenas et la chaîne. Il s’aperçut qu’un des maillons était très rouillé, proche de la rupture. Il saisit à pleines mains une pierre de belle taille qui avait dû se détacher du parapet et d’un coup, porté au bon endroit, aida le maillon à céder totalement.

...

Posté par Nessy à 01:00 - l'enfer de John - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=184706&pid=2692510

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :