Nessy et la mission de Keridwen

Cette histoire compliquée provient de textes tracés sur des écorces de bouleau trouvées dans un curragh abandonné sur une île perdue. Ils aurait été écrits par un loup du nom de Bleiz. Voici dans un ordre supposé chronologique ces aventures merveilleuses.

01 janvier 2006

Petite note pour les lecteurs :

Cette histoire compliquée est issue d'un copiage/collage de plusieurs courts textes tracés à l'encre de coquelicot sur des morceaux d'écorce de bouleau. Ils ont été retrouvés sous le banc de nage d'un très vieux curragh en peaux de boeuf tendues sur une armature de châtaignier. L'embarcation était abandonnée sur le sable d'une plage d'une île inconnue surgie de nulle part à travers la brume. Le marin solitaire qui les a aportés sur le continent a raconté une histoire étrange avant de les oublier sur le zinc d'un bar et de disparaître à jamais. D'après ce qu'il en aurait dit, ces rouleaux aurait été écrits par un loup du nom de Bleiz.

Le travail de reconstitution de ces différentes histoires emmêlées fut long et fastidieux. De nombreuses incertitudes, dues à la fragilité du support, ainsi qu'au grand nombre de rouleaux,  ne nous permettent pas de vous offrir un récit totalement reconstitué. Nous le complèterons du mieux que nous pourrons au fur et à mesure du déchiffrement des textes.
Nous avons tenté de remettre ici dans un ordre supposé chronologique ces aventures merveilleuses. Cependant le fil de l'histoire de chaque personnage reste accessible par un simple clic, là, à gauche. D'autre part, quelques précisions hors texte permettent de compléter la connaissance que nous avons des trois personnages principaux à travers leurs aventures respectives. Bonne lecture, amis internautes !

Protagonistes des aventures :

 

Nessy, vouivre du Loc'h Ness, habituellement appelée Le Monstre
Keridwen Chaudron, vieille petite déesse oubliée
John, égaré
Bleiz, loup gris, avatar de Keridwen, narrateur


Berc'hedig, la Tud Vor

Tud Goémon
, monstre de la Baie de l'Enfer

   

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16 septembre 2006

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Présentation des personnages

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Bleiz le loup

Rouleau d’écorce de bouleau N°12

retrouvé dans un sac de peau sous le banc de nage du curragh.

 

Finalement, je reprend la plume.

bleiz_02
Je ne l’avais plus touchée depuis l’enserrement de Merlin par Vivianne dans la forêt de Brocéliande. J’ai conté toutes ses aventures pendant de longues années. Elles ont, bien heureusement, été maintes et maintes fois reprises, réécrites, transformées. Ce qui a permis de faire connaître cette histoire au monde entier. Car sans le remaniement de mes feuillets par des écrivains chevronnés, qui aurait pris la peine de lire ces pauvres lignes mal rédigées ? Il faut avouer qu’un loup a l’esprit simple et formule ses pensées tout aussi simplement, même si sa vie est complexe, éternelle et multiple.
Je suis Bleiz le loup lorsque je cours à quatre pattes, que je renifle les pistes marquées sur le sol, que j’écris avec de l’encre de coquelicot sur des feuillets d’écorce de bouleau, que je hurle à la lune ou que je me gratte les oreilles avec la patte arrière. Et je suis Keridwen la sorcière lorsque je reprend mon petit pas trottinant, mon dos bossu, mes doigts crochus et mon cabas sous le bras. Keridwen est née de la nuit des temps et d’un matin de rosée. Elle s’est éveillée à la Création pour garder le chaudron de Dagda. Jeune, elle était d’une grande beauté et connaissait tous les secrets de la nature. C’était une puissante magicienne capable de soulever les tempêtes et de détourner les astres de leur cours. Elle eût trois enfants de Tegid le Chauve, roi du Lac Bala. Le troisième, Afang Du fut la cause de la perte du chaudron par la faute de Gwyon Bach. Tout le monde au pays de Cymru connaît son histoire. Et Keridwen vieillit de chagrin et de vexation au cours de l’interminable quête.

Mais je suis aussi Mabd la corneille voyeuse et voyante, Twrch Trwyth le sanglier courant, Kuan le hibou, Eog le saumon ou Melygan le cheval et toutes les formes de la Création lorqu’il me plaît de le devenir.
J’ai parcouru la forêt sur les pas de Merlin. J’ai guerroyé de châteaux en châteaux et de villes en ports avec Arthur. J’ai traversé maintes et maintes fois les deux pays de Bretagne. Et j’ai vogué sur la mer à la recherche d’aventures.

Avec Arthur et ses chevaliers nous avons pris la mer sur de lourds vaisseaux de bois à fond plat et bords hauts, gréés de voiles de cuir, nous avons affronté l’Océan aux vagues grandes comme des montagnes, furieuses comme un troupeau d’étalons sauvages, noires comme les nuits d’hiver, blanches d’écume légère et rouges des soleils couchants vers lesquels nous voguions.
Une île nous est apparue, toute hérissée d’écueils, toute entourée de brumes, flottant entre deux eaux. Longtemps nous avons cherché un hâvre où l’aborder sans encombre. Des jours durant nous avons flotté dans le brouillard, frôlant les crocs acérés des rocs, scrutant le long des rives une crique où jeter l’ancre.

 

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Et un matin de fleurs et de papillons la côte s’est ouverte sous la proue de nos bateaux. Nous avons accosté sur le sable doré d’une belle courbe de plage accueillante. Une source fraîche surgissant en cascade de la falaise et baignant un bassin de galets bleus put abreuver nos hommes et nos chevaux. L’air doux et léger embaumait nos narines éprouvées par l’iode marine d’un parfum envoûtant de pomme mêlé d’ajonc.
Les hommes installèrent un camp au plus haut de l’estran et commencèrent à pêcher qui tourteaux, qui praires grasses et s’amusaient de les cueillir si facilement à pleins paniers. Les braises du foyer furent vite nourries au bois flotté et les chants ne tardèrent pas à accompagner le gavage des estomacs.
Arthur choisit les plus valeureux de ses chevaliers et nous partîmes explorer l’intérieur de l’île. Ké découvrit un escalier de pierre au creux d’une faille de la falaise. Hardiment, il grimpa le premier, taillant un passage dans l’ajonc et le genêt de sa vaillante épée. Arthur le suivit et moi je m’attachai à ses talons.
Nous arrivâmes sur un sentier bordé de talus bas séparant des prés où paissaient une multitude de moutons. D’un côté du chemin les moutons étaient noirs, de l’autre côté ils étaient blancs. Chose curieuse, lorsqu’un mouton blanc sautait le talus et traversait le chemin pour entrer dans l’autre pré, il devenait aussitôt noir. Et quand un mouton noir traversait à son tour, il devenait immédiatement blanc.
Nous marchâmes longuement le long des prés puis le chemin s’élargit pour permettre un passage de charrette quand nous arrivâmes à des vergers. Jamais aucun d’entre nous n’avait contemplé plus beaux vergers. Les arbres étaient larges et hauts. Trois hommes se tenant les mains n’auraient pu entourer un de leurs leur troncs. Sept hommes posés les uns sur la tête des autres n’auraient pu toucher leur sommet. Certains étaient encore tout roses de fleurs alors que d’autres ployaient sous le poids d’énormes pommes luisantes d’or veinées de rouge sang. D’autres plus loin perdaient leurs feuilles brunes et dorées qui s’envolaient vers ceux aux troncs noirs et branches nues habillées de lichens et de givre.
Puis le chemin s’élargit encore et bientôt fut pavé de larges dalles de granit poli et brillant. Un palais de verre apparut dans le lointain à nos yeux étonnés. Lorsqu’enfin nous approchâmes de la forteresse, vint à notre rencontre un éblouissant cortège de jeunes femmes, dont la beauté était aussi difficile à regarder que le soleil. Elles nous escortèrent jusqu’à une salle au plafond perdu dans le ciel, soutenu par des colonnes de pierres précieuses. Le sol était couvert d’or pur et reflétait la lumière des murs de verre. Au bout de l’immense salle, une magnifique jeune femme à l’étincelante chevelure noire bleutée, vêtue d’une somptueuse robe écarlate était assise sur un trône d’argent massif.
« Keridwen, ma sœur bien-aimée ! » S’exclama-t-elle. Morgane, car c’était elle, se leva et s’approcha de notre roi  « Soit bénie de revenir parmi nous accompagnée de mon illustre frère ! Arthur, quel honneur de te recevoir en ma demeure. Puisses-tu goûter aux plaisirs d’Avallon pour qu’enfin tu restes auprès de moi ! Soyez les bienvenus Chevaliers au festin qui vous attend ». La reine des fées embrassa très chaleureusement son demi-frère qui resta de marbre et lui tendit malgré tout poliment sa joue barbue. Au son de la voix de Morgane, je repris le visage de ma jeunesse et fut revêtue des habits qui furent miens avant la quête, parée des bijoux que j’affectionne lorsque je reviens en Avallon.
(Voyez mon portrait ! )keridje
Morganne est traîtresse comme chacun sait et Arthur ne se prit pas au piège. « Chère Morgane, nous avons trouvé ton palais par hasard en nous aventurant vers l’Ouest. Nous ne pouvons accepter l’offre de ton accueil car nous savons ce qu’il nous en coûterait. Soit cependant assurée de notre admiration pour toutes les merveilles d’Avallon, mais permets que nous reprenions au plus vite nos navires car l’aventure ne souffre pas l’attente.
_ Quelle méfiance, Arthur au noble cœur, va emmène tes chevaliers mais je garde tes équipages puisqu’ils se sont nourris des fruits de nos rivages. Une seule chose avant de reprendre les flots : viens contempler l’objet de la quête avant qu’il ne disparaisse à tes yeux. Vois ce chaudron de connaissance et d’imortalité comme il chauffe doucement au souffle de mes sœurs. »
Arthur et moi nous approchâmes de l’endroit désigné par Morgane. J’eus à peine le temps d’entr’apercevoir le chaudron par dessus l’épaule d’Arthur que tout disparut à nos yeux. Chaudron, palais, fées, ors et jardins. Je sentis le pelage de Bleiz reprendre place sur ma peau et mes colliers s’évanouir. Les vergers firent place à des landes pelées par les vents, les moutons disparurent, les prés et les chemins également. Nous retournâmes en hâte à nos vaisseaux et trouvâmes, comme nous le prévoyions, la plage déserte. Nous reprîmes la mer avant de disparaître à notre tour.

 

Les écrits de Bretagne font l’objet d’un grand soin
Tandis que les vagues s’agitent tout autour

Taliesin

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John

John_nb

Né d’un soir de solitude et d’une canette de bière, réveillé amnésique sur un port avec la gueule de bois. Truc classique de celui qui joue un personnage, il met un peu de lui, un soupçon de rêves, une cuiller d’imagination et sa schizophrénie ordinaire.

Qui est-il ?

Il se regarde : en surface, un blouson de cuir noir fin et souple, en-dessous une chemise noire, très douce. En bas, un jean noir large à peine délavé. Pas de ceinture. Aux pieds, de grosses chaussures de cuir, du genre botillons d’ouvrier de travaux publics. Dans les poches, trois paquets de clopes entamés, un crayon de charpentier, quelques billets pliés dans un passeport. Cette pièce d’identité ne lui révèle pas grand chose de sa vie. De plus, il la soupçonne fortement d’être fausse, sans toutefois en être certain, ni comprendre la raison de ce soupçon. La photo qui y est apposée paraît convenir à ce qu’il aurait pu être il y a deux ou trois ans. Le cou est enserré d’un col de chemise blanc bien cravaté. Les cheveux y sont beaucoup plus courts, presques rasés et d’un noir corbeau. Mais surtout le regard y est plus vif, pétillant, avec un éclat presqu’inquiétant. Le sourire affiché est à la limite de la moquerie, voire du dédain. Aucune trace de l’expression qu’il peut voir aujourd’hui en regardant son reflet, désabusée, le regard vague et l’absence de sourire.

Nom légal ?
Duval.
C’est celui qui est inscrit sur le passeport ramollit qui traîne au fond de la poche arrière droite de son jean.

Prénoms en mémoire :
Jean.
Mais il sait que la plupart des gens l’appelle plutôt John ou Gianni. Ces deux prénoms lui semblent en tout cas plus familiers.

Age deviné :
Date de naissance indiquée sur le passeport : 11 novembre 1963. Ce qui lui ferait 42 ans.
Bizarre. Le nombre 38 lui revient plus naturellement en tête.

Lieu de naissance moins que probable :
Saint-Beaumont.
Il ne sait pas où ce trouve ce bled. En fait il se doute qu’il n’existe pas. Il ne l’a trouvé ni sur un Atlas ni dans un annuaire. Tenderait à prouver que le passeport est un faux minable ou limite foutage-de-gueule. Département 43, Haute-Loire, c’est un peu au sud du centre.

Nationalité : française.
Enfin, c’est ce qui est inscrit. Lui, se rappelle du nom « Rome », il a vu que c’était la capitale de l’Italie. Mais ce pays ne lui rappelle rien. A part l’association de deux couleurs, le vert et l’orangé et le visage d’une femme peinte à fresque sur un plafond. Une femme qui porte un voile orange sur une robe verte.

Défaut d’histoire :
N’a plus qu’un seul souvenir précis. Elle le regarde droit dans les yeux et lui dit : « Je pars. »
Le reste n’est qu’un ramassis de sensations désagréables. Il est amnésique.

Qu'écoute-t-il ?

Il se rappelle qu'on l'a qualifié de sourd. Il aime la peinture: "La peinture c'est la musique des sourds" lui a-t-on dit un soir d'alcool et de brouillard. Lui, il sait qu'il chante juste et il adore siffler.

Que lit-il ?

Se jette compulsivement sur tout rayon de livres, entre dans chaque librairie, s'oublie dans les bibliothèques, aime le contact du papier, le bruit des pages qu'on tourne, lire dans son bain, à table, sur la plage et sur les quais d'une gare, à n'importe quelle heure mais surtout la nuit et s'endormir un livre à la main, la lumière allumée.

                      

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Keridwen Chaudron

 

Elle est petite, elle est bossue ;
Sur sa chaudière son front sue
Et ruisselle, et sa main ossue
Y plonge un doigt sale et crochu.
Une verrue énorme et grise
Pend de sa moustache qui frise
Sur sa lèvre que cicatrise
Le stigmate d’un pied fourchu.

(écrit au revers d’une lettre de faire-part de mariage par Victor Hugo)



Keridwen a oublié son âge. Elle est née sur Avallon, l’île des Pommes.

avallon

Petite, extrêmement vieille, bossue, affreusement ridée, les jambes tortes et les mains noueuses, Keridwen promène son maigre corps à travers tous les âges de la création d’un petit pas léger et chancelant mais totalement infatigable. Elle est mue par une énergie qui vient des profondeurs de la Terre Mère à laquelle elle appartient depuis le jour très lointain de sa naissance.
Vêtue de pauvres frippes d’un gris uniformément terne, chaussée de sabots de frêne inusables, elle est coiffée d’un chignon de petites tresses entortillées dissimulé sous une volumineuse coiffe de dentelle amidonnée.
Keridwen porte en permanence au bras un vieux cabas de cuir noir usagé qui contient toute sa maison. Excepté le chaudron, bien entendu !
Sa voix est calme et douce, un peu chevrotante parfois quand tombe la nuit, mais vous vous laisseriez prendre. C’est une charmeuse ou une enchanteresse, si vous préférez. Enfin, une sorcière, quoi !
Deux choses l’embêtent un peu. Sa vue qui baisse doucement mais régulièrement depuis quelques siècles et sa mémoire gravement atteinte par plaques depuis son arrivée sur la plage inconnue.
Son petit chat noir la suit obstinément depuis toujours. Il n’aime pas faire faire du bateau, mais il adore les mouettes. Surtout au petit déjeuner.
Keridwen est d’un premier abord avenante et semble innofensive, vieille petite mère amie des chats, à tel point que vous la laisseriez passer devant vous dans une file d’attente ou lui laisseriez votre siège dans le bus. Vous l’aideriez sans hésiter à traverser la rue. Mais elle est une sorcière des légendes celtiques et sa ruse et sa férocité ne sont plus à démontrer.
Capable d’avaler Gwyon Bach en se changeant en poule lorsque lui-même était devenu grain d’orge puis après ça de le couver tranquillement neuf mois dans son ventre et de le jeter à la rivière dès la naissance. Je n’invente pas, c’est Taliesin lui-même qui chante ses exploits. Capable de mitonner des petits plats savoureux ou des tisanes immondes, de se changer en loup et de caresser son chat avec tendresse, elle est multiple et surprennante. Qui peut savoir qui était son chat autrefois ?

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Ernestine Nestor, dite Nessy, la vouivre du Loch Ness

   

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Ernestine Nestor, dite Nessy, Monstre du Loch Ness, a une très longue histoire et de nombreuses incarnations. Personnage de légende, elle s’est manifestée à maintes reprises et sous différentes formes autant réelles que virtuelles. Cette histoire-ci a débuté sous l’identité d’un personnage de RPG  et se prolonge dans les méandres d’Internet au fond d’un lac, communément appelé Le Loc’h, qui est bien entendu virtuel, protéiforme, changeant et brumeux.

Vous êtes invités à poursuivre l’aventure de Nessy par l’intermédiaire de vos commentaires qui seront, je l’espère, imagés, décalés et hors du temps.


Prénom:

Connue aujourd’hui dans le monde entier sous le surnom de Nessy, Ernestine s’est d’abord fait appeler « la Kelpie » et n’est connue sous son vrai prénom que des habitués du bar « Le Loch Ness » situé sur les rives de ce lac.


Nom:

Nestor, comme celui de son premier mari, le seul qu'elle ait eu d’ailleurs, mort il y a fort fort longtemps.


Age (apparent):


Sous sa forme humaine, Nessy paraît avoir environ ving-cinq, vingt-six ans. Sous sa forme, disons, « animale », Nessy serait pour certains une survivante de l’ère secondaire, pour d’autres, elle aurait moins de dix mille ans, date de la séparation des eaux du lac de celles de l’Océan. Ces chiffres sont totalement farfelus, car Ernestine Nestor vient seulement de fêter son mille quatre cent soixante deuxième anniversaire dans la nuit du 30 octobre au premier novembre dernier, en compagnie de sa famille et de ses amis sur l’ïle d’Avallon dans le château de sa grand-mère.
Fille d’un roi d’Ecosse et d’une fée des Tertres de l'île d'Iona, Nessy est bien évidemment une princesse-fée celtique.


Apparence:
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Apparence N° 1 : Jolie rousse frisée aux yeux verts, le visage parsemé de tâches de rousseur, Nessy est de petite taille, environ un mètre soixante, bien proportionnée, la poitrine ni trop lourde, ni trop menue, juste ce qu’il faut pour porter de jolis décolletés pas trop provoquants. Elle a les hanches à peine enveloppées, juste ce qu’il faut pour n’être ni plate, ni ronde mais se sentir aussi bien en mini-jupe qu’en jean ou en robe longue. Ses jambes sont longues malgré sa taille et son habitude de la marche lui a donné des cuisses et des mollets légèrement musclés aussi bien mis en valeur par le port de baskets que par celui de talons aiguilles.

Apparence N° 2 : Sous sa deuxième forme, qu’on peut qualifier d’animale, bien qu’aucune autre bête ne lui ressemble, Nessy est énorme, d’un teint plutôt gris-verdâtre, pourvue d’un long cou surmonté d’une petite nessy2tête garnie de cornes qui ressemblent à celles des girafes. Elle est coiffée d’une belle crinière vert clair qui contraste avec son beau regard jaune d’or. Sa queue à elle seule mesure environ vingt mêtres et pèse à peu près une tonne. Ces mesures ont été faites par aproximation à la suite de dégâts réalisés sur un bateau. Elle se déplace assez rapidement en nageant de ses quatre fortes pattes palmées et peut plonger de longues heures à une profondeur d’au moins deux cents mêtres.


Caractère:

Curieuse, gaie, enjouée, coquine, serviable, bien qu’assez maladroite et extrêmement étourdie, Nessy est d’une compagnie agréable lorsqu’elle est à terre et qu’elle vous sert, sans le renverser, un verre de bière au café « Le Loch Ness ». Evitez de la rencontrer lorsqu’elle nage. Sa maladresse peut emporter votre embarcation soit à cinquante mêtres dans les airs, soit à vingt mêtres sous l’eau d’un coup de nageoire ou de queue. Elle en serait désolée. C’est pourquoi elle est très discrète quand elle va se baigner et choisit de préférence la nuit, les jours de brume ou de tempête pour éviter les accidents.


Légende de Nessy, monstre du Loch Ness :

Première apparition sur les rives du Loch Ness sous sa deuxième forme en l’an 565 après Jésus-Christ. Frayeur chez les habitants des rives. Paniquée par les hurlements, Nessy casse toute la flotte de pêche et les pontons du port. Elle se fait sermonner par saint Colomban et promet de rester toujours gentille, calme et polie, quelque soit la frayeur qu’elle puisse provoquer autour d’elle.
Plusieurs apparitions sous sa deuxième forme du VIème siècle au au XIXème siècle pendant lesquels on la prend pour une Kelpie, sorte de cheval marin qui intrigue les chasseurs attirés par le gros gibier et les chevaliers errants en quête d’aventure mais fait peur aux enfants qui ne veulent pas manger leur soupe.
Au IXème siècle, son apparition dans les brumes du lac inspire un sculpteur norvégien qui lancera la mode des figures de proue si particulières des bateaux vikings qui imitent son portrait.
Au XXème siècle, sa légende fait le tour du monde grâce aux nouveaux moyens de communication. C’est là qu’elle devient Nessy, le « monstre du Loch Ness ». En 1960, puis en 1967, elle est même prise en film. Quelques scientifiques ont pu saisir ses mouvements de natation en grande profondeur avec des sonars, nécessaires à l’observation sous-marine, car l’eau du lac est très trouble. Par contre, ceux qui ont tenté de la photographier au bain n’ont jamais réussi. Toute les photos connues actuellement sont des fausses.
Peu de gens ont pensé la photographier sous sa première apparence, car elle n’aime pas ça et le dit volontiers. C’est cependant tout à fait possible avec un peu de persuasion et de charme. Mais ça n’impressionne pas plus vos amis qu’une autre photo de jolie fille prise pendant les vacances et personne ne vous croira si vous dites qu’elle est Nessy du Loch Ness !


Légende de sa cousine Mélusine :

Mélusine, fille d’une fée et d’un roi d’Ecosse est qualifiée de monstre par sa famille, laquelle, comme celle de Nessy, n’apprécie guère les mariages inter-ethniques. On lui prédit qu’elle ne pourra jamais se marier. Elle trouve pourtant un gentil fiancé à qui elle promet honneur et richesse si, une fois mariés, il ne cherche jamais à la voir au bain, qu’elle prend tous les samedis dans une pièce fermée. Arrive ce qui devait arriver, la curiosité pousse le gentil mari à regarder par le trou de la serrure et à hurler haut et fort à la vue de sa femme dont le bas du corps est celui d’un énorme serpent. Une vouivre ! Elle le quitte car elle ne veut pas être montrée du doigt ni brûlée vive, qui sait ? Et se réfugie dans la forêt. Elle a été entr’apperçue de nombreuses fois depuis.


Histoire réelle de Nessy, la Vouivre du Loch Ness :


Il est vraiment incroyable que personne n’ait encore fait le rapprochement entre la légende de la Vouivre poitevine et celle du monstre du Loch Ness. Il est pourtant bien connu que les Pictes d’Ecosse et les poitevins, du Poitou donc, sont de même origine celtique. Donc, même cause, même effet, Nessy, fille d’un roi d’Ecosse et d’une fée des tertres de l’île d’Iona est également un monstre comme sa cousine, ses cousins et ses frères et sœurs. Elle s’est mariée une fois il y a bien longtemps et son gentil mari, Oengus Nestor, qui n’a jamais regardé par la serrure est mort comme tout chevalier qui se respecte, à la guerre ou à la chasse, on ne sait plus très bien. C’était il y a fort fort longtemps et depuis, Ernestine a eu de nombreuses aventures. Jamais, cependant elle n’a pu enfanter de rejeton. La nature se rééquilibre finalement assez bien toute seule.
Nessy habite un broch, sorte de grosse tour de pierres trapue qui possède trois portes. Une devant, lourde et en bois avec un petit judas muni d’une grille par lequel elle peut voir les gens qui frappent. La deuxième, derrière, en bois également, s’ouvre en deux parties, une en bas, une en haut, et donne sur le jardin. La troisième est une trappe qui ouvre sur un souterrain en partie noyé et permet de rejoindre directement le lac en plongée. Le broch est aménagé comme une petite maison de campagne, modestement mais confortablement. Il y a des rideaux de cretonne aux deux petites fenêtres.
Depuis plusieurs siècles, Nessy trouve son équilibre en jouant à la serveuse de bar dans les différents villages du tour du lac et en se baignant les nuits sans lune, les jours de brouillard ou de tempête, quand nul n’est sensé sortir en bateau. Mais, hélas, il lui arrive aussi de se baigner sur un coup de tête, car son étourderie lui fait oublier ses sages décisions, alors ne vous trouvez pas un de ces jours-là sur son chemin !


Signes particuliers :

N’aime pas qu’on la chatouille, ça la fait éternuer. C’est moins grave à terre. Déteste qu’on la prenne en photo.

Quelle fontaine éclate sous le couvert de l'ombre, alors que le roseau est blanc sous la lumière de la lune ?

Posté par Nessy à 07:20 - Précisions - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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